Soeur Pascale a dit « oui »!

Au bout du Temps pascal, reconnaissante pour ce que le cycle liturgique nous a donné depuis le temps de l’Avent jusqu’à la Pentecôte, j’ai fait profession solennelle au monastère de l’Alliance, en la fête patronale du monastère.  Il nous était impossible de « retomber » tout simplement dans le temps ordinaire.  C’était une célébration pleine de joie et de profondeur, à l’extérieur pour respecter les consignes sanitaires.  On espérait que le beau temps revienne mais sous cette pluie symbolisant sans aucun doute la grâce de cette consécration à Dieu, la célébration était un retour à l’essentiel : les paroles prononcées, les chants, le rituel lui-même, qui était poignant, sobre et puissant. La nature était pleinement présente : les arbres avec leur verdure profonde, l’herbe détrempée, la pluie et le vent, l’air purifiant, et les oiseaux… Les moments les plus émouvants étaient au cœur de la célébration avec le chant du « Suscipe ».  Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai, et ne déçois pas mon attente (Ps. 118). Et le chant de la litanie durant laquelle j’étais prosternée devant l’autel.

Une profession monastique n’est pas un point d’aboutissement. Je dirais presque : c’est alors que « ça commence sérieusement ». Au lieu d’un point final, c’est un retour aux sources : l’Ecriture et la Règle de saint Benoît.  Je me suis engagée auprès de ma communauté pour continuer la même vie monastique qui nous est donnée depuis saint Benoît. Saint Benoît dit de quoi il s’agit : pas de nous, mais de l’amour pour l’évangile, de l’amour de Dieu.

D’où vient la force de faire le bon choix ? Pas de nous-même, parfois pas du tout de nous-même.  « Tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. » (Romains 8) Grâce à la force de l’Esprit saint, cette consécration et cet enracinement en Jésus-Christ peuvent être une source intarissable pour ce monde qui a tant besoin d’aimer et d’être aimé. Mon saint patron de baptême et celui de la vie monastique me pousse aujourd’hui à devenir toujours plus Sr Pascale… et là, c’est notre Seigneur Jésus lui-même qui est mon programme de vie.

(Sr Pascale, bénédictine du monastère de Rixensart)

 

Beau chemin à elle et à sa Communauté !