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Questions-réponses

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Si Dieu m’appelle, suis-je vraiment libre de choisir ma vie ?

Tu désires être libre de tes choix dans la vie et tu as raison. Aujourd’hui, la liberté est d’ailleurs une valeur fort prisée. Nous voulons pouvoir choisir nos études, notre profession, notre manière de vivre… Nos choix doivent être authentiques et correspondre à nos aspirations les plus profondes. Cette authenticité est-elle cependant incompatible avec l’appel de Dieu ? Autrement dit, si Dieu est amour, son appel est-il une contrainte à ma liberté ou, au contraire, la possibilité d’aimer Dieu et mon prochain en vérité ? Nous sommes libres pour aimer, enseigne saint Paul. C’est même là que réside la vraie liberté : non pas dans la réalisation de nos caprices ou de nos désirs du moment, mais dans un amour reçu et donné. L’appel de Dieu développe cette liberté dans la charité. Sans doute, une telle liberté ne se comprend pas uniquement de manière théorique. Elle demande à être expérimentée. Mais n’aie pas peur : plus tu chercheras à répondre à l’appel de Dieu, plus tu te découvriras réellement libre.

Luc Terlinden

J’ai le désir de devenir prêtre, mais le célibat me pose question.

Que le célibat ne soit pas évident pour toi n’est pas une chose anormale ! L’homme et la femme ont été créés par Dieu pour «ne former qu’une seule chair». Il est donc naturel d’aspirer au mariage. L’Église latine a toutefois fait le choix d’ordonner ses prêtres parmi ceux qui sont également appelés au célibat, car elle croit que l’amour de Dieu est capable de combler une vie au point qu’il devient possible de renoncer à cette chose bonne en soi qu’est le mariage. Ce célibat est ainsi le témoignage d’une réalité qui dépasse le monde terrestre: le Royaume de Dieu. De plus, il permet au prêtre d’imiter de plus près le Christ célibataire

Le célibat du prêtre n’est donc pas d’abord un choix négatif. Il est un «oui» à l’appel de Dieu. Non sans combat, parfois, il est vrai. Mais si Dieu t’y appelle, tu découvriras dans le célibat une joie profonde que personne ne pourra te ravir.

Luc Terlinden

Je suis encore étudiante et je souhaite entrer dans une communauté religieuse. Dois-je faire le pas tout de suite ou attendre la fin de mes études ?

Quand j’étais encore étudiant et que je suis allé trouver un prêtre pour lui partager mon désir de devenir prêtre, le premier conseil que celui-ci m’a donné a été de terminer mon cycle d’étude. Je ne l’ai jamais regretté ! Je pense aussi que c’est, souvent, la voie la plus sage. Pourquoi ?

D’abord, il y va d’une certaine prudence. La vocation n’étant assurée que le jour de l’engagement définitif, il n’est pas mauvais d’avoir plusieurs cordes à son arc, au cas où l’appel de Dieu ne correspondrait pas tout à fait à notre désir premier. Ensuite, il est bon de laisser mûrir le choix et de gagner en maturité. L’aide d’un accompagnateur spirituel sera très précieuse en cela. Enfin, Dieu appelle généralement dans la vie quotidienne et c’est au cœur de cette vie de tous les jours qu’il donne les signes qui viendront confirmer son appel.

Il peut arriver que le Seigneur appelle certains à abandonner toute activité pour se consacrer sans tarder à la mission qu’il veut leur confier. Ce choix, exceptionnel, doit cependant être bien discerné avec son accompagnateur spirituel et les responsables de la communauté.

Luc Terlinden

La vocation est-elle réservée aux prêtres ou aux religieuses et religieux ?

Non, les chrétiens croient d’ailleurs que chacun reçoit un appel spécifique du Seigneur. Vivre le mariage ou exercer une profession peuvent aussi être une réponse à l’appel de Dieu. Car, tous, nous avons à répondre à un appel unique à la sainteté, dans l’état de vie et la vocation qui nous sont propres.

Luc Terlinden

Je pense depuis longtemps à la vie religieuse, mais j’ai maintenant 20 ans et je vis, pour la première fois, une relation amoureuse sérieuse avec un garçon. Dois-je abandonner l’idée de devenir religieuse ? Est-ce le signe que le célibat n’est pas fait pour moi ?

Vivre une première expérience amoureuse n’est pas encore le mariage… de même que penser à la vie religieuse n’est pas encore faire profession perpétuelle ! L’important est de discerner là où le Seigneur t’appelle, là où tu pourras t’épanouir dans le service de l’Église et de tes frères.

Dans un premier temps, ne ferme donc pas trop vite certaines portes mais garde, au fond de toi, ton cœur disponible à la volonté de Dieu. Ne brûle pas non plus les étapes dans ta relation amoureuse. Discerner peut prendre du temps. La prière t’y aidera. N’hésite pas non plus à te faire aider par un accompagnateur spirituel.

Luc Terlinden

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