Questions-réponses
Tu as aussi
des questions à poser ?
N’hésite pas à nous les envoyer par :
COURRIER > Centre
Natonal des Vocations - rue du Discobole, 2/33
- 1348 Louvain-la-Neuve
MAIL > lucterlinden@catho.be
Si
Dieu m’appelle, suis-je vraiment libre
de choisir ma vie ?
Tu désires être
libre de tes choix dans la vie et tu as raison.
Aujourd’hui, la liberté est d’ailleurs
une valeur fort prisée. Nous voulons pouvoir
choisir nos études, notre profession, notre
manière de vivre… Nos choix doivent être
authentiques et correspondre à nos aspirations
les plus profondes. Cette authenticité est-elle
cependant incompatible avec l’appel de Dieu
? Autrement dit, si Dieu est amour, son appel est-il
une contrainte à ma liberté ou, au
contraire, la possibilité d’aimer
Dieu et mon prochain en vérité ?
Nous sommes libres pour aimer, enseigne saint Paul.
C’est même là que réside
la vraie liberté : non pas dans la réalisation
de nos caprices ou de nos désirs du moment,
mais dans un amour reçu et donné.
L’appel de Dieu développe cette liberté dans
la charité. Sans doute, une telle liberté ne
se comprend pas uniquement de manière théorique.
Elle demande à être expérimentée.
Mais n’aie pas peur : plus tu chercheras à répondre à l’appel
de Dieu, plus tu te découvriras réellement
libre.
Luc Terlinden
J’ai
le désir de devenir prêtre, mais
le célibat me pose question.
Que le célibat
ne soit pas évident pour toi n’est
pas une chose anormale ! L’homme et la femme
ont été créés par Dieu
pour «ne former qu’une seule chair».
Il est donc naturel d’aspirer au mariage.
L’Église latine a toutefois fait le
choix d’ordonner ses prêtres parmi
ceux qui sont également appelés au
célibat, car elle croit que l’amour
de Dieu est capable de combler une vie au point
qu’il devient possible de renoncer à cette
chose bonne en soi qu’est le mariage. Ce
célibat est ainsi le témoignage d’une
réalité qui dépasse le monde
terrestre: le Royaume de Dieu. De plus, il permet
au prêtre d’imiter de plus près
le Christ célibataire
Le célibat
du prêtre n’est donc pas d’abord
un choix négatif. Il est un «oui» à l’appel
de Dieu. Non sans combat, parfois, il est vrai.
Mais si Dieu t’y appelle, tu découvriras
dans le célibat une joie profonde que personne
ne pourra te ravir.
Luc Terlinden
Je
suis encore étudiante et je souhaite
entrer dans une communauté religieuse.
Dois-je faire le pas tout de suite ou attendre
la fin de mes études ?
Quand
j’étais encore étudiant
et que je suis allé trouver un
prêtre pour lui partager mon désir
de devenir prêtre, le premier conseil
que celui-ci m’a donné a été de
terminer mon cycle d’étude.
Je ne l’ai jamais regretté !
Je pense aussi que c’est, souvent,
la voie la plus sage. Pourquoi ?
D’abord, il y va d’une certaine prudence. La vocation n’étant
assurée que le jour de l’engagement définitif,
il n’est pas mauvais d’avoir plusieurs cordes à son
arc, au cas où l’appel de Dieu ne correspondrait pas tout à fait à notre
désir premier. Ensuite, il est bon de laisser mûrir le
choix et de gagner en maturité. L’aide d’un
accompagnateur spirituel sera très
précieuse en cela. Enfin, Dieu appelle généralement
dans la vie quotidienne et c’est au cœur de cette vie de
tous les jours qu’il donne les signes qui viendront confirmer
son appel.
Il peut arriver que le Seigneur appelle certains à abandonner
toute activité pour se consacrer sans tarder à la mission
qu’il veut leur confier. Ce choix, exceptionnel, doit cependant être
bien discerné avec son accompagnateur spirituel et les responsables
de la communauté.
Luc Terlinden
La
vocation est-elle réservée aux
prêtres ou aux religieuses et religieux
?
Non, les chrétiens
croient d’ailleurs que chacun reçoit
un appel spécifique du Seigneur. Vivre le
mariage ou exercer une profession peuvent aussi être
une réponse à l’appel de Dieu.
Car, tous, nous avons à répondre à un
appel unique à la sainteté, dans
l’état de vie et la vocation qui nous
sont propres.
Luc Terlinden
Je
pense depuis longtemps à la vie religieuse,
mais j’ai maintenant 20 ans et je vis,
pour la première fois, une relation
amoureuse sérieuse avec un garçon.
Dois-je abandonner l’idée de devenir
religieuse ? Est-ce le signe que le célibat
n’est pas fait pour moi ?
Vivre une première
expérience amoureuse n’est pas encore
le mariage… de même que penser à la
vie religieuse n’est pas encore faire profession
perpétuelle ! L’important est de discerner
là où le Seigneur t’appelle,
là où tu pourras t’épanouir
dans le service de l’Église et de
tes frères.
Dans un premier temps, ne ferme donc pas trop vite certaines portes
mais garde, au fond de toi, ton cœur disponible à la volonté de
Dieu. Ne brûle pas non plus les étapes dans ta relation
amoureuse. Discerner peut prendre du temps. La
prière t’y aidera. N’hésite
pas non plus à te faire aider par un accompagnateur spirituel.
Luc Terlinden
[ haut
de page ]