La vocation, c’est quoi ?

Vocation vient du latin «vocare», qui signifie «appeler». La vocation est donc l’appel de Dieu adressé à une personne ou à un peuple.

Dès le début de la première section du Catéchisme de l’Église catholique, on parle de la vocation de tout homme :
«L’aspect le plus sublime de la dignité humaine se trouve dans cette vocation de l’homme à communier avec Dieu.»
(C.E.C. 27).

Et un peu plus loin :
«L’homme est par nature et par vocation un être religieux.»
(C.E.C. 44).
L’examen du Catéchisme est à cet égard instructif. On y trouve une quarantaine de fois le mot vocation et ils renvoient à quelques modèles clés :

  • vocation de l’homme en général, de l’humanité (en lien avec la création);
  • vocation d’individus particuliers (patriarches, Abraham, Marie);
  • vocation de l’Église, des baptisés, etc.

La vocation en 4 mots
Dans la Bible et la Tradition, la vocation est un thème essentiel et existentiel.
En voici 4 traits tout simples et très parlants.

1. Appel
Selon une étymologie, le mot “vocation” implique un appel qui rejoint l’individu au cœur de sa vie mais qui vient aussi à lui de plus loin que lui; cet appel est une interpellation qui vient de quelqu’un d’autre.
Jésus appela ceux qu’il voulait. (Marc 3,13).

2. Mise à part de la condition commune
La vocation implique un choix qui particularise, singularise, met à part de la condition ou de l’existence communes.
Dans le Nouveau Testament, la première épître de Paul que l’on rencontre commence ainsi :
« Moi Paul, serviteur de Jésus Christ,
appelé par Dieu pour être Apôtre,
mis à part pour annoncer la Bonne Nouvelle,… je m’adresse à vous, bien-aimés de Dieu qui êtes à Rome. »
(Rm 1,1-2)

3. Mission
Cette mise à part est associée, d’une façon ou d’une autre, à une tâche, à une mission que Dieu confie.
«Et maintenant, va ! Je t’envoie chez Pharaon : tu feras sortir d’Égypte mon peuple.» (Exode 3,10).

4. Moyens
Le Seigneur nous assure des moyens pour accomplir cette mission.
«Je suis avec toi. Et voici à quel signe on reconnaîtra que c’est moi qui t’ai envoyé…» (Exode 3,11).