Le diaconat permanent

L’intuition d’appeler les chrétiens à veiller aux besoins matériels des plus démunis de la communauté est née dans l’Église primitive, comme en témoignent les Actes des apôtres (cf. Ac 6, 1-6). Cette responsabilité fut confiée aux diacres («diacre» signifie serviteur). Le concile Vatican II a restauré le diaconat permanent.

Le diacre est «auprès de l’évêque pour se consacrer à tout le peuple de Dieu, et prendre soin des malades et des pauvres» (Paul VI). Il n’est donc ni un «sous-prêtre», ni un «super laïc», mais un ministre ordonné appelé à vivre les trois dimensions de la diaconie :

  • le service de la charité ;
  • le service de la parole ;
  • le service de la liturgie ;

en communion avec l’évêque dont il reçoit sa mission et en collaboration avec les pasteurs.

Actuellement, les diacres permanents sont le plus souvent des hommes mariés, insérés dans le monde professionnel. Ils vivent leur ministère au contact des hommes et des femmes, auprès desquels ils témoignent de la présence attentive de l’Église. Souvent, leur engagement les conduit à rejoindre les plus pauvres, les malades, les marginaux.