Et si on parlait de la prière?

Question 3 : « Cette boîte, qu’est-ce que c’est ? »

 

« Une lumière accueille le visiteur dans toutes les églises, c’est une lampe rouge à côté d’une ‘boîte’ un peu étrange…

Cette boîte ? C’est un tabernacle ! Le nom vient du latin tabernaculum qui signifie ‘tente’. Il fait référence à la tente qui abritait l’Arche d’Alliance au temps de Moïse. Le tabernacle, dans une église, est le lieu où l’on conserve les hosties qui sont devenues le Corps du Christ par les paroles que le prêtre a prononcées pendant la messe. Le tabernacle est donc le lieu le plus sacré dans une église. Il abrite ce que l’on appelle la ‘présence réelle’. Jésus est véritablement présent sous l’apparence du pain. Pour signifier cette vraie présence, on place une veilleuse qui reste allumée à côté du tabernacle. Cette présence réelle est fondamentale dans notre foi.

Jésus est là.

Maintenant que tu sais que l’église n’est pas qu’un tas de pierres, aussi belles soient-elles. Elle est aussi la maison de Dieu et il ne s’agit pas d’une façon de parler. Il est vraiment là, dans le tabernacle. Si tu passes un peu de temps avec lui, tu vas apprendre à aimer passer du temps avec lui.

Quand tu entreras dans une église et que la lampe de présence est allumée à côté du tabernacle, fais une génuflexion ou incline-toi. Le Seigneur est là, vraiment !

N’oublie pas de faire la même chose en sortant. C’est bien de dire bonjour, mais comment oublier de dire au revoir ?

Jésus est là.

Si on y réfléchit un peu, c’est tout de même ahurissant de penser que le Roi du ciel et de la terre accepte d’être remis ainsi en notre pouvoir. Nous l’enfermons dans cette ‘boîte’ dans nos églises.
Une sœur dominicaine que je connais bien compare le tabernacle à la cellule d’une prison. Pour pouvoir en sortir, il faut que quelqu’un ouvre la porte parce qu’on n’ouvre le tabernacle que de l’extérieur. Jésus l’a voulu ainsi. Il s’est remis entre nos mains et il demeure caché.

Il n’est pas seulement caché à nos yeux lorsqu’il est à l’intérieur. Il est aussi caché à nos sens. Seule la foi nous permet de nous approcher de ce grand mystère. Rappelle-toi, si tu vas à la messe, le prêtre dit, à la fin de la consécration : ‘Il est grand le mystère de la foi’. Nous sommes effectivement devant un grand mystère et ce sont les yeux de notre cœur qui peuvent véritablement l’approcher »

 

 

(Fr. Louis-Marie Arino-Durand, De toi à moi(ne), p. 87-88.93-95)