Monastère invisible

Le Monastère Invisible, comme son nom l’indique, n’habite nulle part, sinon dans les cœurs. Quelle belle demeure ! Pourquoi «Monastère» ? Parce qu’il s’agit du rassemblement de croyants vivant d’un même idéal de prière et de contemplation silencieuse pour la gloire de Dieu et le service de son peuple. Comme dans tout monastère on y prie !

Il est né de l’immense désir de faire découvrir aux personnes atteintes par l’âge, la maladie, le handicap… leur rôle irremplaçable au cœur de la vie de l’Église. Il ne s’agit pas d’un «organisme» en plus. Le Monastère Invisible est «construit» de pierres vivantes rassemblées en une communauté priante en vue de la moisson du Père. Cette initiative a vu le jour en Belgique en 1977 et a été prise en charge par le Centre National des Vocations. Aujourd’hui, et pour « invisible » qu’il soit, le Monastère rassemble à peu près mille priants, femmes et hommes, des quatre coins de la Belgique francophone, voire même quelques priants à l’autre bout de la planète. Ils sont d’âges divers.

Les priants de ce Monastère rejoignent ainsi tous les veilleurs qui, dans l’Eglise, ont pris conscience de la sollicitude de Dieu pour son peuple. Dans l’Écriture, cette sollicitude est imaginée à partir du souci du paysan pour son blé, du berger pour son troupeau, du vigneron pour sa vigne. Se souvenir de cette sollicitude, c’est prendre conscience de la tendresse de Dieu, à qui l’initiative appartient, il est le seul «Maître de la moisson». Il sait de quels ouvriers son œuvre a besoin pour être conduite à son achèvement. Il serait prétentieux de donner à Dieu la fiche signalétique décrivant en détails les traits des messagers qui serviront son peuple.

Les membres du Monastère ont pris l’engagement de la prière et l’offrande quotidiennes, et sont «reliés» dans la même intention commune : la prière pour toutes les vocations, au nom de Jésus-Christ, dans l’Esprit. Dans le silence et l’effacement, ils apprécient leur appartenance à cette grande famille. La prière de base a été choisie en référence à la grande prière de l’Eglise, elle est construite comme un office. Elle est toujours la même afin de faciliter les choses. La liberté de chacun donne une grande amplitude à cette prière confiante et généreuse.

Un autre lien unit les membres, c’est le petit périodique trimestriel «Monastère Invisible», qui offre chaque fois une première page, plus personnelle, écrite pour les membres ; ensuite des pistes de réflexion, de méditation, des prières, des nouvelles en lien avec la Pastorale des vocations, de l’humour aussi….. Au-delà de la prière, le périodique veut encore mettre en valeur la «vocation» unique de chaque membre.

Pour son fonctionnement, le Monastère invisible s’adresse de préférence à des «relais» qui diffusent l’initiative, rassemblent les adhésions et distribuent le feuillet-prière envoyé après réception de l’adhésion et les périodiques à chaque parution. Il y a aussi un bon nombre d’inscriptions individuelles. On devient membre tout simplement en remettant son adhésion signée. Cette démarche est personnelle et signifie véritablement un engagement à prier chaque jour l’office proposé et à offrir joies et peines quotidiennes en communion avec les autres membres, aux intentions de la «moisson du Père».

L’envoi du périodique (4 numéros par an) est lié à l’engagement au Monastère Invisible et ne fait donc pas l’objet d’un abonnement. Les frais sont pris en charge par le Centre National des Vocations, mais toute aide financière – aussi petite soit-elle – est la bienvenue.

> INFOS
Monastère Invisible
Centre National des Vocations
rue du Discobole, 2/33
1348 Louvain-la-Neuve
tél. (+32) 010 22 96 26

« Un si grand merci.
Quel sourire et quel encouragement
pour la prière en faveur des vocations !
Avec mes 85 ans et une santé branlante,
je prie et j’offre le mieux possible… »