On célèbre le Vendredi Saint!

Un texte pour méditer, une hymne, un texte de la Bible et une oraison…

 

Un texte pour méditer (Jean Debruynne):

« Celui qui regarde vers Pâques

Porte sa croix

Comme une femme porte son enfant

Car Jésus fait de sa croix une naissance.

Il porte sa croix comme un arbre porte du fruit

Car Jésus fait du bois mort un printemps.

Il porte sa croix comme chacun porte son nom

Car Jésus fait de la croix le nom de son amour.

Il porte sa croix comme un livre porte un titre,

Car Jésus fait de la croix le titre des chrétiens.

Il porte sa croix comme un facteur porte le courrier,

Car Jésus fait de la croix la bonne nouvelle que mort est morte.

Il porte la croix comme on porte la tête haute,

Car, avec sa croix, Jésus ressuscite la dignité de l’homme.

Il porte sa croix comme on porte la contestation,

Car Jésus fait de sa croix un signe de contradiction »

 

Une hymne: « Ô Croix plus noble que les cèdres » (© CFC)

« Ô croix plus noble que les cèdres,

sur toi la vie du monde est clouée,

sur toi le Christ a triomphé :

la mort a détruit la mort !

Ref: Dieu Saint, Dieu fort, Dieu immortel, prends pitié de nous!

Voici l’arbre de vie
où le nouvel Adam offre son sang
pour rassembler les hommes en un seul Corps :
Venez, adorons ! Ref.

Voici l’arbre de vie
où le Sauveur du monde tend les mains
pour embrasser les hommes dans son pardon :
Venez, adorons ! Ref.

Voici l’arbre de vie
où le Bien-aimé du Père
ouvre à l’humanité les portes du Royaume :
Venez, adorons ! Ref.

Voici l’arbre de vie
où l’Amour crie son abandon
pour donner une espérance à tous les mal-aimés :
Venez, adorons ! Ref.

Voici l’arbre de vie
où le Fils de l’homme donne l’Esprit
en remettant son souffle entre les mains du Père :
Venez, adorons ! Ref.

Voici l’arbre de vie
où la Lumière du monde traverse les ténèbres
pour accomplir la pâque de l’univers :
Venez, adorons ! Ref.

Voici l’arbre de vie
où Jésus nous confie sa mère,
Ève nouvelle sur la terre des sauvés :
Venez, adorons ! Ref.

Voici l’arbre de vie
où l’innocent maudit porte nos péchés
pour réconcilier la terre et le ciel :
Venez, adorons ! Ref.  »

Pour écouter l’hymne…

Un texte de la Bible:

« Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté ! La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme ; il n’avait plus l’apparence d’un fils d’homme. Il étonnera de même une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce que, jamais, on ne leur avait dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler. Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous. Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple. On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche. Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira. Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs » (Is 52, 13 – 53, 12)

Une oraison:

« Seigneur, nous savons que tu aimes sans mesure toi qui n’as pas refusé ton propre Fils mais qui l’as livré pour le salut du monde, aujourd’hui encore, montre-nous ton amour, nous voulons suivre le Christ qui marche librement vers la mort. Soutiens-nous comme tu l’as soutenu et sanctifie-nous dans le mystère de sa Pâque. Par Jésus-Christ ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, un seul Dieu pour les siècles des siècles »

 

(source de la photo: https://www.cathobel.be/2017/04/14/vendredi-saint-plonges-mort-christ/)