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Le temps de l’Avent commence aujourd’hui!

Oui, le nom de ce temps liturgique est bien celui de l’Avent, avec un « e », même si, effectivement, il se trouve avant, il précède une fête très célèbre, celle de Noël. Le « e » vient du mot latin adventus, qui signifie « avènement ».
Mais pourquoi un tel temps ?
Nous avons déjà abordé un autre temps de préparation, celui du Carême, lorsque nous avions évoqué le Mercredi des Cendres. On avait vu que c’était un temps pour « se retourner vers Dieu », pour le « re-choisir »… avant de fêter Pâques.
En Avent, on se tourne de nouveau vers Dieu : c’est le temps par excellence de l’attente et de l’Espérance !
Temps de l’attente, où on appelle la venue de Dieu. Il sera là concrètement, quand on fêtera Noël, quand l’Enfant sera né et couché dans la mangeoire de la crèche. Dieu sera présent ! Mais cela ne suffit pas… Il nous faut aussi l’accueillir en nos cœurs, ce Dieu qui vient sur notre terre, qui se fait proche, qui se soucie de nous, ce Dieu pour qui chacun(e) de nous a du prix…
C’est aussi le temps de l’Espérance. Alors là, ce temps tombe à pic ! Dans notre actualité, où les mauvaises nouvelles pleuvent, où la violence tente de briser notre optimisme, où le terrorisme veut anéantir notre confiance et tuer notre insouciance, Dieu est le seul à pouvoir recueillir notre Espérance, pour qu’elle ne s’éteigne pas… Quand tu lui confies ton Espérance, Dieu ne peut s’empêcher d’agir ! Et n’oublie pas d’y ajouter aussi les Espérances qui te sont chères, tes aspirations, tes désirs et tes rêves. Pour que notre monde soit plus beau et plus fraternel, plus solidaire et plus heureux pour chacun(e)… Et pour que nous ne nous découragions pas, que nous continuions à y collaborer de toutes nos forces !
Alors, en ce temps béni qui est le nôtre, l’Avent ne doit pas passer inaperçu ! C’est le temps du veilleur, du guetteur, de celui qui scrute les brumes de la nuit pour y déceler l’aurore. Chacun(e) de nous doit endosser ce rôle de veilleur, pour que la nuit n’ait pas le dernier mot, pour que les lueurs d’Espérance soient rendues visibles sur notre terre…
Alors, que tu sois marié(e), célibataire, consacré(e), croyant(e) ou non, l’Avent te concerne… Tu peux y déposer tout ce que tu es, tout ce que tu espères. Ne manque pas cette occasion : le printemps peut refleurir !
Bel Avent à toi, ce temps que la liturgie appelle celui « du long désir »…

Sr Marie-Jean (bénédictine d’Hurtebise)